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 You are not the only man in my life anymore (cam)

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Saskia Cavalleri

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Age : Trente ans.
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Message(#) Sujet: You are not the only man in my life anymore (cam)   Lun 8 Jan - 0:36


Cam & Saskia
You are not the only man in my life anymore

Voilà maintenant quelques jours que j’étais rentrée de la maternité. Cette fois-ci, je n’étais pas rentrée seule, mais bien avec un petit être fragile, innocent, dont sa vie et son bien-être dépendait de moi désormais. Enfin, il dépendait de Cole également, d’une certaine façon, compte tenu du fait qu’il était le père de cet enfant, mais pour les premiers jours, j’avais demandé à en avoir la garde, ne me voyant pas me détacher de lui, ne serait-ce que pour une journée ou quelques heures. Peut-être étais-je égoïste, peut-être en demandais-je trop, mais il était question de mon fils, ce fils que j’avais porté pendant neuf mois, ma chair et mon sang, le seul homme de ma vie en ce moment, et qui le resterait toujours. C’était à ce point que je m’étais attachée à mon petit bout en si peu de temps, alors pour sûr, le voir quitter la maison, alors que le froid d’hiver se faisait sentir à l’extérieur, je n’étais pas prête à assister à ça. Bien sûr, je ne laissais pas ma porte fermée à une éventuelle visite de Cole, histoire de lui faire comprendre que cet enfant était le nôtre, même si pour les déplacements, je n’en étais pas trop sûre pour l’instant. En vérité, même si je tentais de ne pas trop le montrer, je n’étais pas sûre de grand-chose. Quand Dylan pleurait, je restais encore incertaine de ce que je devais faire, faisant mon mieux pour me fier à ce que j’avais pu apprendre, faisant toujours mon possible pour ne pas trop paniquer, comme si je craignais que mon fils ressente mon stress et que ça ne vienne qu’empirer les choses au final. Les premiers jours, ce ne fut pas simple, mais maintenant, je constatais que ce n’était pas si mal que ça, si bien que désormais, je me sentais un peu plus confiante, et surtout un peu mieux à l’idée de recevoir certaines gens chez moi pour leur présenter mon fils, ce que je n’avais pas fait auparavant. Bien sûr, je n’avais pas su fermer la porte à mon père, qui s’était précipité à l’hôpital dès que je lui avais annoncé la nouvelle, beaucoup trop heureux d’être grand-père malgré les circonstances, et je lui avais promis que nous pourrions aller présenter Dylan à mon autre père, actuellement en résidence pour faire soigner son traumatisme lié à son expérience militaire. Cela avait mis du temps arriver, mais il avait décidé d’aller chercher de l’aide, même si cela signifiait de s’éloigner de nous un peu et ainsi, ne pas voir son petit-fils dès les premiers jours. Mais en mon sens, il y avait une personne qui avait manqué à la maternité, et même si clairement, je ne lui en voulais pas de ne pas être venu, les visites étant relativement limitées qui plus est, j’estimais que cela ne valait pas le coup d’attendre plus longtemps. De ce fait, tandis que Dylan était endormi dans son couffin au salon, après que je lui eus donné à boire, je me permis, pour une rare fois depuis le début de la journée, de prendre mon téléphone portable, et envoyer un message à Cam qui alla comme suit:  « Je vais croire que tu fais silence radio par exprès. Si tu as deux minutes, j’aimerais bien que tu passes à l’appartement. Il y a quelqu’un qui veut faire ta connaissance. » Évidemment, j’avais volontairement donné un ton un peu plus plaisantin, voire ironique à mes dires, puisque ça ne me faisait pas tant de mal, puisque surtout concentré sur mon fils, j’avais trop peu de conversations ces temps-ci. De ce fait, il me ferait aussi le plus grand bien de le voir, à condition qu’il ait du temps à m’accorder, bien évidemment.
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Cam Ameia

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Mar 9 Jan - 18:53


En fond sonore, les vombrissements du boeing 777 offre une certaine dynamique au voyage. Bien plus du moins que le couple de retraités qui s'évertuent à ronchonner face aux trois gamins qui joue à leur console de jeux à la mode. Le casque sur les oreilles, un morceau de Dire Straits rythme la cadence de tes doigts qui chorégraphie sur le clavier de ton ordinateur portable. Un tas de messages, un tas de paperasse que tu tenais à tout mettre en ordre avant la fin du vol. En début de semaine dernière, un coup de fil inattendu était venu chambouler ton emploi du temps. Ce dernier n'était jamais réellement calé sur de la certitude – du moins tu tenais au maximum les engagements, les rendez-vous – mais l'imprévu avait aussi une grande mesure d'avance dans ton quotidien. Nombreux étaient les projets que l'on pouvait te proposer et tu faisais la part des choses ne pouvant satisfaire l'intégralité des demandes. Quelques mois en arrière, tu avais composée la bande originale d'un projet cinématographique qui avait ravit les directeurs et personnes concernées. Néanmoins, suite au succès fleurissant du film on faisait de nouveau appel à toi pour composer  l'entièreté des morceaux musicaux d'une trilogie. Pris de cours. Une expression qui correspondait plutôt bien à la situation actuelle mais à laquelle tu ne pouvais dire non. La schématique qui se profilait tout au tour de ce plan tenait la promesse d'une belle ébauche. Une ébauche à laquelle tu aimerais portée la pierre à l'édifice. Dès lors, tu avais pris les dispositions nécessaires tout en tentant de contenter l'ensemble de tes proches, surtout avec les fêtes de fin d'année. Ton entourage avait l'habitude d'un quotidien où tout se résumait à des allées et venues, une habitude qui c'était éloignée à ton retour a Fortingall depuis quelques mois. Quatre heures plus tard, tu roules sur les petites routes de campagnes en direction de la ville de ton enfance lorsque ton cellulaire accuse la réception d'un message. « Je vais croire que tu fais silence radio par exprès. Si tu as deux minutes, j’aimerais bien que tu passes à l’appartement. Il y a quelqu’un qui veut faire ta connaissance. ». Saskia. Tu reconnais bien là l'humour moqueur de ta meilleure amie – qui tout comme ta famille – n'avait pas eu vent de tes nouvelles depuis ton départ le lundi précédent. Le sentiment de culpabilité prend ses quartiers d'autant plus que la jeune femme était enceinte, à seulement quelques jours du jour j. Elle t'avait dit que tout irait bien, qu'elle te tiendrait au courant. Tu jures entre tes dents avant de prendre la première à gauche pour te rendre chez ta camarade. Bon, peut être serait-elle moins en colère car tu avais pensé au bout de chou à venir lors de ton déplacement professionnel. Un bon quart d'heure et une place de parking plus tard, tu toques à la portes de la jeune maman, espérant qu'elle ne te rappellerait pas quel piètre meilleur ami tu étais. « Je sais sur ce coup là, j'ai pas assuré. ». Lui dis-tu d'un sourire sincère bien que chaleureux alors qu'elle ouvre la porte.
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Saskia Cavalleri

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Dim 14 Jan - 17:08


Cam & Saskia
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Je savais très bien que mon meilleur ami devait beaucoup se déplacer, et je ne lui en voulais pas de ne pas avoir su me contacter ces derniers jours. C’était son métier, c’était normal. Moi-même je n’étais pas la plus communicative quand j’avais une pile de dossiers qui m’attendaient sur mon bureau à la mairie. Compréhensive, je faisais avec, même si là, je devais avouer que ce silence me pesait depuis quelque temps. Allais-je le lui reprocher ? Je ne pouvais pas vraiment, ce serait idiot et ingrat de ma part. Est-ce que ça me mettait à l’aise de devoir faire avec en ce moment ? Pas nécessairement non plus. En fait, c’était limite un peu frustrant, si je pouvais me permettre de le dire ainsi. C’était si frustrant que je me surpris, à plusieurs reprises, à considérer mon téléphone, sans avoir quelconque message, appel ou autre, résultant en un comportement quelque peu idiot de ma part, dans le sens où si une alerte apparaissait dans mon téléphone, un son, même infime, allait me le faire savoir. Et au bout du compte, ce fut carrément inutile, puisque le premier son qui se fit entendre dans le logement ne vint pas de mon téléphone, ni même de mon fils, mais bien de la porte. Un bruit sourd, régulier, court, celui d’une personne qui vient y toquer. Tentant de garder ma contenance, je m’y rendis, ouvrant la porte sur Cam, un sourire aux lèvres, de la culpabilité dans les yeux et ses propos. C’est là que je me rendis compte que je ne pourrais pas lui en vouloir, et dans un soupir de soulagement, sans m’expliquer le pourquoi du comment, je ne tentai même pas de le narguer, être sarcastique, bref, être moi. Je m’abandonnai, me contentant de simplement le prendre dans mes bras, cherchant une étreinte familière et réconfortante. Normalement, je n’étais pas tant câlins de la sorte, surtout quand c’était gratuit et limite injustifié comme en ce moment, mais je savais que là, tout de suite, j’en avais besoin. Je n’en abusai pas non plus, me décalant au bout de quelques secondes, justifiant approximativement ma réaction par un banal:  « Je suis contente de te voir. », passant complètement outre le dit silence radio. Enfin, pas totalement non plus, tournant un peu autour du pot en ajoutant, à la soi-disant plaisanterie:  « Par contre, ne m’annonce pas que tu dois repartir maintenant et que tu n’as pas ne serait-ce qu’une heure à me consacrer. » En fait, non, il n’avait juste pas le choix de rester ne serait-ce qu’un peu en ma compagnie. Il m’avait trop manqué pour que j’accepte qu’il parte maintenant. Capricieuse ? Possiblement, mais je m’assumais. Je venais d’avoir un bébé, j’estimais que j’étais capable de m’octroyer ce droit pour une fois. Puis, comme pour lui montrer qu’il n’allait pas s’en échapper, qu’importe ce qu’il voulait ou devait faire, je n’attendis pas plus longtemps pour me décaler de la porte, histoire de le laisser entrer, ou plutôt l’obliger limite à entrer dans l’appartement.
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Cam Ameia

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Mar 16 Jan - 20:23


La porte finit toujours par s'ouvrir, surtout sur en ce qui concernait la personnalité de Saskia. Cette dernièrement possédait un tempérament de feu, sa carrière professionnel et son vécu était les boucliers qui peignaient ses armes. Cependant de là connaissait au devant et derrière ses armes, elle avait un cœur en or, une patience bienveillante. Les années étaient les témoins d'une amitié que l'on ne saurait défaire pour s'être tissé une toile assez solide que du roc pour faire face aux tempêtes. Enfant, c'est ainsi que les choses se visionnaient dans le cœur, dans l'esprit. Aujourd'hui, les choses ont changées. Mômes devenus adultes, des adultes qui ont néanmoins conservés ce d'amitié – voir presque fraternel – aussi fort que possible. La distance n'a jamais eu réellement de prise sur votre relation, seulement il y a des faits sur lesquels on ne pouvait pas toujours tout prévoir. Ton dernier déplacement à l'étranger, bien que cela soit d'ordre professionnel, relevait de cet aléa récurrent. Alors, la porte s'ouvre sur ta meilleure amie, comme elle l'a toujours fait et comme tu le feras a ton tour, de manière réciproque. Ses bras t'entourent pour une étreinte amicale, toute fraternelle qui s'inscrit au cœur du registre d'un lien forgé dans la force du temps, de la confiance. Peu démonstratif, tu étais d'ordinaire le contraire avec les personnes dont tu étais particulièrement proches. La jeune femme avait été l'une des premières à te reprocher ton manque d'expression lorsque vous étiez des gamins. Elle savait que tu n'avais pas besoin de parler pour cerner l'essentiel d'un souci, tout comme tu n'avais pas besoin de dépeindre un ressenti. Enfant, tu dialoguais souvent avec les yeux, ces mêmes yeux qui représentaient l'écran de l'âme. Ta camarade te rappelait tout simplement que la famille serait toujours là, ne s'envoler jamais très loin. « Rassure-toi ma grande, j'ai bien plus d'une heure à te consacrer. ». Lui dis-tu tout en la considérant d'un sourire amusé bien que sincère à la fois. Et voyant qu'elle appuyait ses propres mots d'un geste t'invitant à entrer, tu ne saurais le lui refuser. Tu entres à l'intérieur du logement tout en lui tendant un paquet cadeau pour le petit bout de chou. Tu te souviens encore de la matinée que tu avais passé dans cet énorme centre commercial à la recherche de la peluche qu'avait Saskia lorsqu'elle était petite fille. C'est un souvenir qui radote l'histoire d'une enfance entre deux gamins qui venaient de faire connaissance à l'époque mais tu trouvais que c'était un clin d'oeil sympathique pour lier le passé au présent. « Alors, comment tu vas ? Tout s'est bien passé? Vraiment en t'interrogeant comme ça, j'ai vraiment l'impression d'être le dernier des imbéciles ... ». Ton timbre de voix est posé mais légèrement mélancolique à la fois. Tu étais un homme qui tenait ses paroles – de coutume – disons que tu ne faisais jamais de promesses que tu ne pourrais tenir. Et là, tu venais de la rompre. Tu pensais pouvoir être là pour ta meilleure amie. Décidément le mot piètre était de mise sur ce coup là. « Et ce petit bonhomme, mh ? ». Bien que le passé de tes débuts sur terre soient un lointain souvenir, tu sais que cela a surtout été chassé par la présence de tes deux paternels. Tu adorais les enfants donc savoir que la jeune femme attendait un enfant, c'était une occasion de pouvoir le gâter – mais pas trop ou pas.

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Saskia Cavalleri

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Lun 22 Jan - 1:22


Cam & Saskia
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Pour certaines gens, le fait qu’un meilleur ami vienne passer une visite qui n’était pas de courte durée pouvait être chose normale, mais pour moi, à cet instant précis, c’était source de soulagement. Source de soulagement parce qu’après tout ce qui s’était passé, suite à son absence - même si je comprenais pourquoi elle avait eu lieu, comme les précédentes - je voulais avoir ce petit moment en sa compagnie, je voulais pouvoir lui présenter mon fils, pour de bon, et pas juste avec une photo avec une luminosité un peu louche envoyée depuis l’hôpital. Clairement, il me faudrait faire de meilleures photos, pour avoir de meilleurs souvenirs de ses premiers jours de vie, mais pour ça, j’allais certainement embaucher quelqu’un, n’étant pas la meilleure photographe qui soit, bien loin de là. Naturellement, je n’allais pas faire ça là, puisqu’il serait sordide de ma part de tant vouloir que Cam reste, puis finalement m’occuper autrement. Me concentrant que sur mon ami proche, je pris le paquet emballé dans des teintes de bleu clair aux allures de petit enfant, qu’il me tendit avec un sourire, le laissant entrer sans toutefois ouvrir le dit paquet, préférant attendre, attendre que nous soyons posé, même si mon visage exprimait clairement la reconnaissance que j’avais pour mon ami pour ce petit cadeau et ce, même si je ne savais pas de quoi il s’agissait. Puis, à ses propos, je repris un peu de sérieux quand je me rendis compte à quel point il se sentait coupable de ne pas avoir été présent, à un tel point que je compris que je ne pouvais pas tant le prendre à la légère, mais que je me devais de le rassurer, ne serait-ce qu’un peu. Ce que je fis, c’est que je secouai la tête pour lui dire que non, il n’avait pas été le dernier des imbéciles, loin de là. Après, je n’en fis pas davantage, reprenant la parole pour répondre à ses questions, donc lui dire:  « Ça va, t’inquiète. Et il s’est fait attendre, mais au moins, il est sorti rapidement. » De ce que j’avais compris, mon petit homme avait fait le contraire de la normale des bébés issus d’une première grossesse. Est-ce que je m’en plaignais ? Je n’avais aucune raison de le faire. Non seulement, la souffrance avait été moins longue - malgré l’attente qui m’avait parue interminable - mais en plus, il était en parfaite santé, alors pourquoi chercherais-je un problème là où il n’y en avait pas ? Ça ne faisait juste pas de sens.  « Et Cole était là, il est venu. » Je crus quand même bon d’en faire la mention, même si pour sûr, ce n’était pas le sujet duquel je préférais parler. Je me devais de souligner sa présence, je ne pouvais cracher sur le soutien qu’il m’avait apporté, même si j’avais encore ce pincement au coeur quand je pensais à ce moment que nous avions pu vivre juste tous les trois, comme si le temps s’était arrêté pendant un instant, comme si le monde autour de nous et ses complexités n’existait plus. Un jour, j’allais m’en remettre, me dire que je pouvais que garder un beau souvenir - relativement - de la naissance de mon fils, mais pour le moment, c’était trop frais, trop difficile à gérer et à composer avec. Et puis, pourquoi allais-je ressasser des choses douloureuses alors que je pouvais créer de nouveaux souvenirs, comme le moment où j’allais finalement présenter mon fils à mon meilleur ami ? Voyant que ce dernier ne voulant pas tant patienter, ce que je pouvais comprendre, ce que je trouvais adorable aussi, je souris doucement, et je lui fis signe de me suivre au salon, posant par réflexe un doigt sur ma bouche pour lui signifier de ne pas faire trop de bruit. Au passage, je posai le paquet-cadeau sur la table basse pour le reprendre plus tard, continuant ma route avec mon ami jusqu’au couffin où dormait toujours Dylan. Une fois que nous fûmes à sa hauteur, je me penchai, puis délicatement, je le pris dans mes bras, le soulevant en me tournant stratégiquement vers mon ami tout en lui chuchotant:  « Cam, je te présente Dylan. Dylan, voici ton tonton Cam… » Je savais que si on considérait les liens de sang, Cam n’était pas l’oncle de Dylan, mais je m’en moquais, en toute franchise. Je m’en moquais parce que je savais qu’il allait être plus présent qu’un oncle pour lui, malgré ses nombreux voyages, alors j’estimais qu’il était en droit de porter ce titre, s’il le souhaitait, évidemment.
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Cam Ameia

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Jeu 25 Jan - 11:21

L'attitude est propre à tout à chacun comme la nature s'inscrit dans l'air du temps, progresse, subsiste avec au sein d'une ère loin d'être prospère. Ton comportant à toujours été emprunt de quiétude, de simplicité qui ne répond qu'à la philosophie advienne que pourra. La tête sur les épaules, les pieds ancrés dans la terre ferme, une autre facette de ta personnalité qui s'organise autour de la prudence et de la bienveillance des tiens. Pourquoi s'ennuyer à s'occuper des problèmes qui ne te concerne aucunement ou encore chercher à changer quelqu'un qui ne le veut pas. Pourtant tu vas toujours au delà de cette pensée lorsque cela se porte sur les membres de ta famille. La famille n'a jamais eu de sens strict à tes yeux, elle se ne cantonne jamais au lien du sang, jamais. Saskia était l'image parfaite pour dépeindre cette définition. D'abord amis par le biais de vos parents, votre amitié est née d'un rien et d'un tout à la fois. « Ça va, t’inquiète. Et il s’est fait attendre, mais au moins, il est sorti rapidement. ». Des paroles récurrentes qui te ramènent à des bribes antérieures. Ca va aujourd'hui Cam ? Ouais, ouais t'inquiète pas. Des paroles qui rappellent les adolescents que vous étiez. La dernière partie de sa réplique te donne un court résumé de l'accouchement de la jeune maman. Apparemment les choses c'étaient déroulées rapidement, assez pour les douleurs soient vite apaisées par le vision du poupin qu'elle avait tenu dans ses bras. Tu la considères d'un sourire entendu, satisfait de voir que la brunette s'en était sortie comme un chef, après tout connaissant la demoiselle il ne fallait en attendre moins. « Et Cole était là, il est venu. ». Une affirmation que Cavalleri semblait avoir besoin de mentionner. L'histoire entre ces deux là, tu avais eu l'occasion de l'entendre que cela soit d'un point de vue ou d'un autre. Cependant, quand bien même tu te devais d'être du coté de ta meilleure amie, tu savais aussi qu'elle avait besoin que tu restes à sa place, soit un soutien sur lequel elle peut compter. Les relations de cœur ont leur part de bonheur mais la vérité est souvent le revers d'une médaille à laquelle on ne s'attend guère. L'amertume du passé est une bonne donneuse de leçon après tout. Cole avait son tempérament, ses raisons et les décisions qui allaient avec mais tu te contentais d'être une figure invisible sans prendre parti. Tu savais juste qu'aux moments les plus importants il serait présent pour Saskia comme il le serait pour leur enfant. Là dessus, tu n'avais aucun doute. Tu hoches lentement la tête avant de la suivre dans le salon. « Il n'aurait pas manqué ça, c'est bien qu'il soit venu. ». Vous vous dirigez vers le couffin où est installé le petit bonhomme, dormant paisiblement. Le regard de Saskia révèle le statut de mère qui sommeillait en elle depuis des années. Cet état lui allait comme un gant. Elle se penche pour le prendre en douceur dans ses bras de manière à ce que tu puisses voir le bambin. Un visage de tendresse et d'innocence dont les traits marient avec finesse les origines de ses parents. Le sourire sur tes lèvres est immédiat car difficile de résister à un petit chou pareil. « Cam, je te présente Dylan. Dylan, voici ton tonton Cam… ». Un retour à l'enfance, l'image de la venue de ton petit frère Bran au sein de la famille lorsque tes deux paternels ont finalisés l'adoption. Tu adorais les gamins et ces derniers te le rendaient bien à chaque fois. Prudemment, tu caresses la menotte de Dylan, sa petite main serrant le tour de ton doigts. « Salut petit bonhomme ... ». Un murmure pour demeurer dans la bulle de cette première rencontre. Saskia avait mentionnée la qualité d'oncle pour son fils, un titre auquel tu répondrais tout naturellement et avec plaisir par la positive. « Tu as fait du bon boulot ma grande, il est adorable. Tu me laisserais le prendre un peu ? ». Un interrogation qui sous entend la possibilité d'un non, après tout Saskia venait de le mettre au monde il y a peine quelques jours. Ses craintes étaient légitimes, tu ne lui en voudrais pas du tout. « Et toi, comment tu gères les choses depuis, ca va ? ».
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Saskia Cavalleri

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Lun 29 Jan - 1:47


Cam & Saskia
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Le sourire timide que je servis à mon meilleur ami vint approuver le fait que Cole n’aurait pas été du genre à rater la naissance de son fils. Dès que je lui avais appris que j’étais enceinte, il m’avait dit et répété qu’il voulait s’impliquer dans la vie de son enfant, m’aider autant que possible, malgré les circonstances difficiles. Et jusqu’à maintenant, il n’avait pas failli à ses obligations paternelles, pas même le jour de mon accouchement, alors que celui-ci ne s’était pas déclenché à une heure bien favorable dans la journée. Je n’allais pas le nier, pour ça, j’avais eu peur pendant un bref instant, mais pendant ma grossesse, j’avais été insécure sur bien des choses, concernant Cole, concernant moi, concernant tout en fait. Et au final, tout s’était bien passé. Le seul hic maintenant, c’était que justement, tout s’était si bien passé que pendant ce temps où nous avions rencontré notre fils pour la première fois, j’avais oublié tous ces soucis qui venaient nous séparer, nous ronger. Et maintenant que nous étions de retour à notre réalité, je redoutais ce moment où j’allais le revoir, ne serait-ce que pour lui laisser Dylan le temps d’une journée, quelques heures. Je redoutais de comment il allait m’aborder, le genre de discussion que nous pourrions avoir, l’atmosphère qui allait régner, même si je n’osais pas l’avouer. Au pire, je pourrais toujours justifier cette crainte par le fait que je redoutais le moment où j’allais ne pas avoir mon fils, même si ce n’était que pendant une petite période de temps. C’était vrai aussi, même si c’était encore dur de l’avouer, parce que jamais je n’aurais cru devenir aussi possessive et pourtant, je ne me voyais même plus le quitter, pas même un seul instant. Évidemment, j’étais capable de donner aux autres la permission de le prendre, comme je le prouvai en laissant sans gêne mon ami tendre le doigt vers la petite menotte de mon fils, me permettant d’assister à une scène que je ne saurais trouver plus mignonne. Encore mieux, lorsqu’il vint me demander la permission de le prendre dans ses bras, je n’hésitai pas une seconde à lui répondre, sans crainte au visage:  « Bien sûr, assied-toi. » Enfin, quelqu’un aurait pu redire quelque chose au fait que je lui demandais de s’asseoir avant de le lui donner, alors que je le prenais dans mes bras même debout, même en marchant, mais la vérité était que lorsque venait le temps de le passer d’une paire de bras à une autre, c’était toujours plus délicat. Chose faite, je n’eus toutefois pas à le lui tendre, le faisant sans même lui préciser de lui tenir la tête. Connaissant l’amour de mon ami pour les bébés, je pris pour acquis qu’il le savait, et puis, Dylan était si petit qu’il pourrait se nicher sur son avant-bras sans problème. J’espérais juste qu’il aurait le réflexe de le tenir mieux qu’avec une main, évidemment. Une fois que je me fus assurée que tous deux étaient bien installés, je pris place sur le canapé, prenant soin au passage de glisser le cadeau de Cam en ma direction, sans toutefois l’ouvrir, encore une fois, histoire de pouvoir pleinement me concentrer sur ce qu’il vint à me demander par la suite. Dans un premier temps, je répondis à sa question:  « Ça va, t’inquiète. » Enfin, ça c’était ce qui me concernait, dans mon rôle de mère, et non pas dans mon rôle d’ex-petite-amie-qui-partage-un-bébé qui semblait me coller à la peau, au point que ça en était dérangeant. Je savais que je ne m’aidais pas en y repensant souvent, même si parfois, je parvenais à passer outre. Comme là, je fus quand même en mesure d’ajouter:  « Ce n’est pas parfait, c’est clair, mais… Je crois que… Je suppose… Que j’ai un bon bébé ? » C’était évident, je n’aimais pas utiliser ce terme, mais c’était celui que je considérais le plus approprié dans le cas présent, pour indiquer que Dylan ne me rendait pas insomniaque, il ne faisait pas de caprices. Après, il avait tout juste une petite semaine, peut-être que son caractère allait se forger au fil du temps, mais pour le moment, je ne pouvais pas m’en plaindre. Mais après, était-ce parce que je vivais dans ma petite bulle avec lui, ou bien parce que je n’avais rien ni personne pour me comparer, mais encore là, je n’en étais pas certaine, d’où le fait que je conclus mon propos avec un rire nerveux. Mais sachant que je n’avais pas à me gêner, pas avec Cam en tout cas, je me permis de lui demander ce que je n’avais demandé à personne avant, soit:  « C’est le terme à utiliser ? «  Et plus encore, après une pause, je vins même à ajouter, plus sérieusement:  « C’est dingue en fait… Il est là depuis si peu de temps et pourtant, je l’aime comme si je le connaissais depuis toujours… » Était-ce normal ? Voilà la question silencieuse que je vins à demander à mon amis, promenant mon regard entre lui et mon fils qui, clairement, ne semblait pas des plus embêtés dans les bras de celui qu’il allait certainement considérer comme son oncle pour le reste de sa vie.
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Cam Ameia

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Mer 31 Jan - 21:41


L'image de la jeune femme tenant un bambin dans les bras c'est aussi l'idée d'un coup du temps qui file à l'esprit. Le temps ne nous rajeunit pas, on ne le voit guère passer. Encore des gamins, tu entends encore ta meilleure amie parler de sa grande route d'avenir pendant qu'elle écoutait les morceaux de piano classique que tu jouais. L'harmonie entre sa discussion et ta mélodie écrivait déjà ces quelques lignes qui se déroule actuellement.  « Bien sûr, assied-toi. ». La jovialité est réelle lorsqu'elle te donne son aval afin de prendre le petit bout de chou dans tes bras. Bien évidement, tu reconnais déjà en elle la prudence et la protection qui lui accorde. A dire vrai tu aborderais exactement la même attitude envers ton propre enfant. La bienveillance , le souci de bien faire mais surtout de prendre soin de ce qui deviens le centre unique de votre vie. Dylan offrait désormais l'éclat le plus brillant au sein de l'univers de Saskia. Femme forte et indépendante, tu sais qu'elle lui transmettrait les armes nécessaires pour s'en sortir et le paternel du petit ne serait pas en reste. Encore une fois – et ce respectivement parlant – s'il y a bien une chose qui renforciez votre amitié si lointaine entre vous : c'était sans doute cette approche de la sphère des histoires de cœur. Tu savais écouter et entendre tout comme Saskia avait cœur et tolérance de donner son point de vue. C'est sur cette cadence coutumière que tu n'avais jamais cherché à t'immiscer dans sa relation avec Cole. Ce dernier serait le premier à se sentir concerner, un point sur lequel la jeune Cavalleri n'avait pas à se soucier. Tu t'installes confortablement sur le canapé du salon afin d'accueillir le nourrisson dans tes bras. Tenir un bébé ? Une habitude semble avoir conserver ses premiers sens à l'image de faire de vélo, cela ne s'oublie pas. Encore un plongeon dans les fleuves du passé où pour la première fois la famille à laquelle tu appartiens s'agrandit. Ton petit frère à sans doute était ce point de départ à ton lien spécial avec les enfants. Dylan dépeignait une peinture d'un calme apaisant presque trop reposant pour croire que tu venais de passé la journée – presque entière – dans un avion. Une tempérance innée et contagieuse qui n'était pas déplaire à ton esprit quelque peu fatiguée.  « Ce n’est pas parfait, c’est clair, mais… Je crois que… Je suppose… Que j’ai un bon bébé ? ». Ses propos sont teintés d'une sincérité qui ne trompent pas et qui lui ressemblent bien. Elle essaie d'être d'une honneteté limpide peinant à donner la tonalité des mots justes. Elle était une jeune maman encore novice d'aucune expérience mais tu n'avais aucun doute sur le fait qu'elle saurait gérer les choses. Tu l'avais toujours connue cavalière dans ses actes comme dans ses paroles. Bien évidement, l'existence lui offrait une toute autre situation désormais mais tu pouvais voir ô combien elle la chérissait et qu'elle ne la changerait pour rien au monde. Ton attention s'attarde sur le petit bonhomme dont l'expression poupine s'éveille à un monde dont il ignore tout encore. Il serait celui qui donnerait de la puissance à revendre à sa mère et elle sera celle qui usera de cette force pour le défendre. Un rire mélancolique se dessine à la commissure de tes lèvres.« C’est le terme à utiliser ? ». Son interrogation joyeuse mêle les rires. « On ne peut dire ça. Il est plutôt calme, attentif à tout ce qui l'entoure … mh je pense que tu aurais un bon petit bonhomme tout court. ». Le petit Dylan attrape le bout de ton annulaire avec sa petite force – déjà bien robuste en plus. « C’est dingue en fait… Il est là depuis si peu de temps et pourtant, je l’aime comme si je le connaissais depuis toujours… ». Un partage qui soulève une question afin de donner un sens, une signification. Tu hoches lentement la tête écoutant silence là où voulait en venir ta camarade. « En réalité ce n'est pas si fou. Après tout, tu l'as porté pendant neuf mois, assez déjà pour tisser un lien. Tu es la seule et unique personne à avoir réellement partagé quelque chose pour le moment. ». Et le jeune nourrisson le lui montrait bien car quand bien même ses yeux t'observaient il y a deux minutes, son regard est entièrement fixé sur celui de sa maman.  «  Laisse moi deviner, tu angoisses de devoir le laisser quelques jours à l'avenir ? ». Tu voyais déjà la crainte pour ta meilleure amie de devoir le laisser à quiconque.
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Saskia Cavalleri

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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Lun 5 Fév - 3:29


Cam & Saskia
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Qu’importe si les autres pensaient autrement concernant mon fils, pour moi, Dylan resterait toujours le plus mignon, le plus adorable des enfants. J’étais totalement subjective, je ne pouvais pas avoir un avis neutre. D’une certaine façon, c’était troublant, parce que ça ne me ressemblait pas. Normalement, j’étais la première à considérer tous les points de vues possibles et imaginables avant de prendre position sur quelque chose, qu’importe les circonstances, qu’importe le sujet. Mais là, pour moi, ce n’était pas possible. Premièrement, je trouvais que ça ne se faisait pas, avoir une opinion sur la beauté et la gentillesse d’un bébé naissant mais plus encore… Comment pourrais-je comparer mon fils à d’autres bébés ? Je n’y parvenais pas, même à la maternité, ce n’était pas possible. Parfois même, parmi d’autres bébés lorsque nous étions encore à l’hôpital, Dylan sortait à mes yeux comme un petit soleil. Parce qu’il était mon petit soleil, en train de changer ma vie, me changer moi, sans que ce soit mal. Enfin, est-ce que c’était mal ? Personnellement je pensais que non, mais je dus avouer que cela me rassura quelque peu de voir que j’étais quand mêne normale, à peu près. Doucement, je souris, plus confortable malgré tous ces changements qui s’opéraient depuis ma grossesse, depuis que j’avais entendu le coeur de mon bébé battre pour la première fois. Déjà, j’avais compris que rien ne serait pareil, mais jamais je n’avais cru que cet amour que je portais à mon fils serait aussi fort, à un tel point que je ne pouvais me l’expliquer, puisque jamais je n’avais éprouvé une telle chose avant aujourd’hui. Je pensais que j’aimais mes parents, voire même que j’avais aimé Cole, pour me rendre compte qu’il n’en était rien, si bien que je ne me voyais plus vivre ma vie sans mon fils. Bien sûr, j’étais capable de laisser mon ami le prendre dans ses bras, prenant même un plaisir devant ce spectacle, trouvant ce dernier trop adorable. Mais quand Cam vint à soulever l’éventualité de ne pas voir Dylan pendant quelques jours, je paniquai limite comme si c’était ici et maintenant qu’on me demandait de le laisser. Yeux écarquillés, je répondis:  « Ça ne va pas la tête !? Quelques jours ?! » Évidemment, je ne le reprochais pas à mon ami, je ne lui envoyais même pas de propos haineux ou quoi que ce soit du genre. En fait, je m’étais juste emportée, à croire que mes émotions étaient encore quelque peu à vif, puisque pas encore totalement remise de ma grossesse et des montagnes russes que celle-ci m’avait fait vivre. À quelle moment ça allait s’estomper ? Je ne saurais pas trop, mais j’espérais que ce soit bientôt, comme ce soit pour bientôt que mon ventre encore gonflé vienne à disparaître. Mais au moins, j’avais la capacité de reprendre ma contenance, comme je le fis après coup, venant à me calmer, à lui adresser un sourire timide, légèrement gênée d’avoir réagi aussi vivement, de penser de façon aussi irrationnelle. Puis, soupirant, ne pouvant me retirer cette idée de la tête, je finis par dire:  « Le pire, c’est que je sais que je n’aurai pas le choix… » Je n’aurai pas le choix parce que je n’habitais pas avec le père de mon enfant, parce que celui-ci était en droit de le voir également. C’était prévu depuis le début, et dans un premier temps, je pensais que j’allais m’y faire, mais maintenant, cette idée me décourageait, me faisait peur. Et légèrement en quête de réconfort, je décidai, tout en amitié encore et toujours, de me rapprocher de mon ami et mon fils, puis poser ma tête sur l’épaule de Cam, en tentant de ne pas me faire trop lourde, promenant mon regard entre le vide et mon fils, toujours bien calé dans les bras de mon ami, tentant de trouver un peu de réconfort à cette idée, ou au moins de quoi me changer les idées pour ne pas repenser à ce qui venait quelque peu ternir ce bonheur dans lequel je vivais depuis que j’étais mère.
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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Ven 16 Fév - 18:43


L'expression qui se dessine sur les traits de ta meilleure amie ne te surprend guère. Elle est le reflet même de l'inquiétude et de la bienveillance qui sommeille tout au fond d'elle-même depuis des années. Déjà enfant, Saskia avait cette dévotion à toute amitié qu'elle prenait en haute estime. Soucieuse, elle ne cessait de tourner autour de toi pour espérer au moins – ne serait-ce – une fois pouvoir t'arracher un sourire. Il faut dire que par le passé, tu étais encore un être encore moins loquace qu'actuellement. Autant dire que tu ne dialoguais jamais avec autrui. Par manque de confiance, manque de sociabilité peut être le passé avait réussi à laisser des stigmates sur ta mémoire de jeune gamin. La même tranche d'âge, le même environnement et également la même expérience pour un départ commun dans la vie, la jeune métisse était parvenue avec persévérance et ambition à te voler un premier sourire puis quelques semaines plus tard une véritable conversation. Alors tu n'étais pas du tout étonné de voir qu'elle réagissait ainsi à la question que tu venais de lui poser. A dire vrai, tu avais déjà une petite idée de sa réaction mais tu désirais – d'une manière détournée – pouvoir discuter avec elle de cette crainte qu'elle pouvait avoir. Apparemment, tu visais juste, tu avais bien fait d'ouvrir le sujet. Un sujet qui sans doute trottait dans son esprit depuis un petit moment déjà. Ne disait-on pas que les femmes qui venaient d'accoucher étaient bien plus fragiles et sensible qu'à l'accoutumée ? Oui sans le moindre doute, mais bien au dessus de cette tendance cela était compréhensible. Tu te contentes alors d'hausser un sourcil constatant avec elle qu'en effet elle était un peu monté dans les graves de son intonation, mais ton sourire léger accompagne également le fait que tu comprenais tout à fait. « Hé, Saskia … C'est pas grave. ». Lui dis-tu d'une voix calme et sereine qui couvre toute la complicité amicale qui voue lie depuis des années. Vous n'étiez pas du même sang mais vous faisiez tous deux partis de ces gens qui voient bien au dessus de tout cela. La jeune femme était – et serait – toujours cette sœur que tu n'as jamais eu. Bien que tu tiennes le petit bout de chou dans tes bras, tu déposes ton autre main sur celle de ta camarade. « Ne te prend pas trop la tête avec tout ça. Je suis certain que si tu en discute avec Cole, il comprendra très bien la situation. ». Ton timbre de voix est emplit d'une franchise sur laquelle tu ne parierais pas ton poignet mais presque. Bien que Dylan soit son fils, tu savais qu'il était un gars qui prenait avant tout compte du bien être des gens qui l'entoure mais d'autant plus lorsque cela concernait Saskia et leurs fils. Après tout, le petit était le fils médiateur qui les liait d'une certaine manière. Tu cernais tout à fait le besoin de ta meilleure amie de prendre soin et d'avoir son fils près d'elle. Elle venait de donner là vie voilà moins d'une semaine et l'idée de le quitter – même pour quelques jours – à de quoi pousser la sonnerie d'alarme dans son esprit. A voir la moue de la Cavalleri, la notion de déprime est une voisine de mauvaise augure. Elle pose sa tête sur ton épaule, son regard voguant entre le nouveau né et toi-même. « Tu vas être une super maman, ma grande ! Dylan a beaucoup de chance de t'avoir. Et tes paternels alors comment prennent-ils la chose ? ». L'interrogation se poursuit sur un rire car tu sais combien les parents adoptifs de la jeune femme étaient ravis et angoissés à l'idée de devenir grands-parents. Tes parents eux, de leur coté attendaient aussi que tu te cases.
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Message(#) Sujet: Re: You are not the only man in my life anymore (cam)   Lun 19 Fév - 2:05


Cam & Saskia
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Consciente que je ne devais pas angoisser des masses avec mon comportement actuel, je ne pus quand même m’empêcher de soupirer au moment où Cam vint à me le rappeler, devant me rendre à l’évidence que malgré tout, je m’en faisais quand même un peu. Après tout, ce n’était pas idéal, cette situation, tant pour Cole, pour Dylan, que pour moi. Aucun d’entre nous n’aurait le bonheur de savoir ce que c’était, une famille unie, une vie à trois. Nous l’avions connu pendant quelques heures, lorsque j’avais donné naissance à notre fils, mais c’était bien le seul moment que nous aurions, d’où le fait que je le chérissais, même si en ce moment, il me frustrait plus qu’autre chose, parce que bien que je n’en parlais plus, que je gardais ça pour moi, il n’en demeurait pas moins que j’aurais voulu que ce soit ainsi pas seulement à la maternité, mais tout le temps. Histoire de ne pas me faire trop de mal, je tentais quand même de ne pas trop y songer, bien que dans des temps pareils, ce ne soit pas chose facile. Au moins, j’avais le réflexe de me réconforter un peu, que pour le moment, j’avais mon fils autant que je voulais, raison étant que:  « Il ne m’a pas encore demandé de prendre Dylan une journée entière… Je suppose qu’il m’accorde déjà du temps quand même… » Par ces mots, je voulais appuyer le fait qu’il était compréhensif, ce que je ne pouvais pas nier, quand même. Et bien que je ne lui disais pas tant, je l’appréciais. J’essayais de lui montrer, ne lui refusant pas de visites, tentant de ne pas trop me montrer sur la défensive non plus, même si malgré tout, les mots ne me venaient pas, pas encore, pour lui montrer ma reconnaissance. J’espérais être capable de le lui faire savoir à un moment ou un autre, mais encore là, il me faudrait un peu plus de temps, comme il me fallait du temps pour m’ajuster à tout cela. Mais au moins, je m’en sortais un peu mieux que ce que je pensais dans un premier temps. Ayant complètement oublié ce souhait d’être mère quand ma carrière avait pris le dessus, j’avais été convaincue pendant bien longtemps que l’instinct maternel, ça ne me viendrait pas, et que je serais complètement paumée au moment de m’occuper de mon bébé. Bien que je sois fière et orgueilleuse, je ne saurais nier que parfois j’avais mes inconforts, mes maladresses, j’étais capable de m’en sortir convenablement. Heureusement, je ne semblais pas être la seule à le penser, comme Cam vint à me le faire savoir, m’arrachant un petit sourire. Ce sourire prit toutefois une teinte un peu plus neutre quand il me demanda comment mes pères prenaient la chose. Non pas que c’était triste, mais mon père qui, militaire avec un profond traumatisme, ne semblait pas se rendre compte de ce qui se passait. Au moins, j’avais mon second pour m’appuyer, pour compenser, en quelques sortes, bien que je ne sois pas convaincue que ce soit le terme appropriée. Mais refusant de plomber l’atmosphère encore plus, je me contentai de parler de lui, venant à dire:  « Au début il avait peur, je crois, vu la situation. Mais quand il a vu Dylan pour la première fois… C’était comme s’il avait vu la huitième merveille du monde. » Et à mes yeux, mon fils l’était, en quelques sortes. Passant outre cette idée, j’ajoutai:  «  Et depuis quelques mois maintenant, il prend un malin plaisir à lui acheter tout plein de choses. » C’est là que mon sourire s’éclaira un peu plus, puisque je ne pouvais le nier, c’était mignon. Et puis, quelque chose me disait qu’il utilisait ses cadeaux comme une excuse pour venir voir son petit-fils, bien que je lui avais dit maintes fois qu’il pouvait passer autant qu’il voulait, sans devoir m’apporter quelque chose tout le temps. Cela ne changeant pas, je m’étais avouée un peu vaincue, ayant compris que je devais accepter les cadeaux, les apprécier. Et puis, le lui reprocher en face de mon meilleur ami serait idiot, sachant que lui aussi avait apporté un paquet, que je me permis de considérer de nouveau, plus attentivement cette fois-ci, venant l’insérer dans la conversation, demandant:  « D’ailleurs, il y a quoi là-dedans ? Tu m’intrigues… » Je me doutais bien qu’il allait me dire de l’ouvrir pour le découvrir, d’où le fait que je profitai du fait que j’avais les mains libres pour le prendre, mais je ne commençai pas à défaire l’emballage dans l’immédiat, comme si limite, j’attendais sa permission pour le faire.
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